L’assurance-vie conserve intacts ses avantages fiscaux pour l’assuré qui retire ses économies. Toutefois, il ne faut pas y entrer avec un objectif à court terme : durant les quatre premières années, les gains récupérés subissent un prélèvement record de 35 %. A partir de la quatrième année, la fiscalité revient à un niveau normal (15 % des gains) et, dès la huitième année, elle est plus douce. L’assuré profite alors d’un abattement annuel de 4.600 € (9.200 € pour un couple soumis à imposition commune) et seul l’excédent éventuel est soumis à un prélèvement réduit à 7,5 %. L’impôt ne porte que sur la part de gains retirés : la part de retrait correspondant au capital initial n’est heureusement pas imposable et, dans la réalité, un couple peut donc racheter bien plus de 10.000 € par an sans craindre le fisc.
Dans la mesure où l’abattement est renouvelable, nous recommandons d’étaler la sortie d’une assurance-vie sur une longue période, en effectuant des retraits partiels réguliers. Une voie royale pour constituer un complément de retraite. En revanche, le retrait en une fois d’un capital important rend inévitable le rendez-vous avec l’impôt.
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